FICHES PÉDAGOGIQUES

 

LIENS UTILES :

 

 


 

EXEMPLE DE CRÉATION D’ÉMISSION :

 

Réaliser un magazine

Réaliser un magazine radio, c’est parcourir en quelques minutes tous les genres journalistiques tout en traversant les spécificités de ce media pour lequel l’écrit et l’oral sont indissociables. Interview, reportage, enquête, micro trottoir, animation, habillage sonore, etc. Le magazine approfondit un sujet : documentation, investigation, réflexion et diffusion permettront à plusieurs élèves de collaborer sur un même thème.

 

Le matériel

Les enregistreurs mp3, dotés d’un bon micro, offrent une qualité de son quasi parfaite et leur maniement s’avère assez simple. Ils facilitent les opérations de montage . Très adapté aux collégiens et lycéens qui souvent en possèdent un, mieux vaut proposer aux plus jeunes des dictaphones à grosses cassettes, moins fragiles et d’une utilisation plus aisée. Le montage s’effectuera sur ordinateur équipé d’un logiciel adéquat.

 

Comment s’y prendre ?

Pas de recette à proprement parler, chaque réalisation est une création. Quelques pistes à respecter cependant.

Ecouter un magazine réalisé par des professionnels constitue une étape utile même si, par la suite, on s’éloigne du modèle. On repère les diverses séquences, leur durée et leur provenance, les différents locuteurs, le nombre et la diversité des acteurs de la réalisation. Il sera ainsi plus facile de distribuer les rôles entre les élèves.

Choisir ensuite les reportages à réaliser en se donnant une durée globale approximative et fixer un calendrier. Un magazine de 20 minutes sur l’alimentation en classe de 4è demande une préparation d’un trimestre encadré par 2 enseignants dans le cadre d’un parcours diversifié.

 

Que dire ? Par qui ? Comment ? Fond et forme liés

Dans l’exemple « alimentation », sans doute veut-on inciter l’ auditeur à bien se nourrir en lui fournissant des informations fiables et de sources variées : du nutritionniste au cuisinier en passant par l’enquête auprès de la population (quartier ou collège).

Préparer les interviews, s’exercer à parler distinctement, à manier le micro, puis effectuer les prises de sons, sélectionner les meilleures. Le montage ne peut remédier à l’inaudible. « Blancs » ou bafouillages pourront, eux, être gommés.

Organiser les différents « sujets » du magazine pour le montage et les articuler entre eux par des génériques, présentations, sommaire, jingles, musiques, annonces et « désannonces » des éléments cités Ce qui rythme l’émission et lui donne sa couleur. Tout ceci scrupuleusement consigné dans un « conducteur » ( déroulé seconde par seconde de ce qui passe à l’antenne, y compris le « Bonjour, chers auditeurs )». Plus qu’indispensable : le trac existant aussi dans l’anonymat d’un studio de radio !

Diffuser : soit en direct le jour J, soit enregistré avant le passage sur les ondes- moins stressant! En interne dans l’établissement ou en partenariat avec une radio- plus « porteur », locale ou régionale, associative ou non. L’appui des techniciens peut être précieuse, en particulier pour les phases de montage et de mixage.

 

L’Animateur et la Régie Technique

 

Lire, Dire, Écrire avec la Radio

Pour construire une revue de presse radiophonique, il faut lire (la presse papier et internet, les revues de presse radiophoniques retranscrites sur les sites des radios comme France Inter ou France Culture), il faut écrire (on ne peut dire à la radio sans écrire préalablement son texte : voir les revues de presse radiophoniques retranscrites sur les sites des radios comme France Inter ou France Culture). Dans cette phase de lecture et/ou d’écoute des revues de presse, on peut travailler sur la différence entre les revues écrites pour être lues et celles écrites pour être dites. Et enfin, donc, il faut dire devant le micro en se préoccupant du sens de ce que l’on dit, de la clarté d’élocution et de l’attention de l’auditeur.

Lire, écrire, dire donc et quel meilleur lieu que le CDI, détenteur de la presse écrite et des ordinateurs dans l’établissement. On remarquera que La télévision est ici la grande absente !

 

Quelques éléments de déontologie journalistique

(les extraits du texte ci dessous proviennent de l’excellente revue BT2: Pratiquer la radio, Ed. PEMF)

La liberté d’expression est un droit inscrit dans la déclaration des Droits de l’homme. Elle est garantie par la loi. La liberté doit se concilier avec l’égalité.

La diffamation est interdite: « Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne (ou d’un groupe ou d’un organisme) auquel il est imputé, est une diffamation. »

Pour qu’il y ait diffamation, il faut :

  • que le propos comporte un fait précis mais sans qu’on donne une preuve absolue de la vérité
  • que la personne ou l’organisme soit identifiable, même s’il n’est pas pas nommé de façon précise
  • il y a diffamation lorsque les faits rapportés font référence à une condamnation pénale prescrite, amnistiée ou qui remonte à plus de dix ans

Commentaire : les condamnations pour diffamation sont relativement rares. Il est en effet très difficile de définir de façon objective une « atteinte à l’honneur ou à la considération ».

L’injure : « Toute expression outrageante, terme de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait, est une injure (ex: Monsieur X est un enfoiré ). Non seulement les mots mais le ton et le contexte peuvent être pris en considération.

Là encore les condamnations sont rares ( voir Les caricatures ou Les Guignols de l’info…). Ce sont des opinions… Il y a cependant sévérité quand les injures touchent à la discrimination (allusion à une origine, appartenance à une ethnie, une nation, une religion)

Incitation au crime, aux délits ou à la haine raciale: est interdite toute provocation au vol, meurtre, pillage, incendie, coups et blessure, mauvais traitements, crimes contre la sûreté de l’État.

Interdiction des fausses nouvelles : elles ne sont punissables que si elles ont été « susceptibles d’avoir troublé la paix publique » et faites de « mauvaise foi ».

Remarque : une fausse nouvelle diffusée par ignorance, parce qu’on n’a pas suffisamment vérifié ses sources n’est pas punissable. Mais le devoir du journaliste est de vérifier ses informations.